Les escaliers de Montmartre – Michel Peyramaure

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Résumé:

« Cette gamine qui dessine sur le trottoir du boulevard Rochechouart, personne n’y prête attention. Personne, si ce n’est un artiste déjà célèbre: Puvis de Chavannes; il a deviné en elle des dons évidents. Il ne l’oubliera pas: il en fera son modèle et sa maîtresse. 
Dans ces années là, les années 1880, entre le Moulin de la Galette, Blanche et Pigalle, sur le flanc de cette Butte-Montmartre encore champêtre, vit tout ce que la peinture française compte de vrais peintres: les impressionnistes et, parmi les plus grands, Renoir, Toulouse-Lautrec, Degas. Des un et des autres, Maria ( elle n’a pas encore choisi Suzanne pour prénom), qui a grandi en beauté et en hardiesse, est tour à tour le modèle et l’amante. Elle est de toutes les fêtes, de toutes les folies: elle se brûle à toutes les passions. Elle danse, elle chante, elle boit au Lapin agile, au Chat noir, au Moulin rouge. D’un jeune Catalan de passage, Miguel Utrillo, elle a un fils: ce sera Maurice Utrillo. Quand elle s’assagit, ce n’est pas pour longtemps: elle est faite pour flamber. Cependant, elle ne cesse de dessiner, magnifiquement; puis, poussée par ses maîtres, découvre la peinture. A la fin du siècle, elle a trente cinq ans, elle est devenue Suzanne Valadon. « 

Ces passages qu’on aime:

« Il reste à signer cette oeuvre. Elle choisit le coin à droite, en haut de la feuille, écrit non Maria mais Suzanne Valadon. Un prénom qui lui plait. Qui s’accorde bien avec son nom. Maria, lui a dit Bertholomé, ça fait bonniche. »

Ce que j’en pense:

Un livre lu sur les conseils de ma maman. Je m’essaye donc à la biographie romancée de Suzanne Valadon, artiste peintre limougeaude de souche, parisienne de coeur, du XIX/XXieme siècle.

L’histoire s’ouvre donc sur Maria, fillette pas plus haute que trois pommes au caractère bien trempé, en décembre 1869. Maria vit à Bessines avec sa mère. Père inconnu au bataillon. Et puis, du jour au lendemain, elles décident de quitter ce trou pour partir à Paris.
Dans ce Paris du XXe siècle, Maria grandit à Montmartre, autour des ateliers et des cabarets, au milieu d’un foisonnement d’énergie créative et de peintres impressionistes: Manet, Monet, Degas, Puvis de Chavannes, Renoir, Lautrec, Satie, Vangogh etc… Et pourtant, ce sera elle son propre maître, découvrira son coup de crayon, l’affinera, le travaillera jusqu’à la perfection.
Pour se donner les moyens d’entrer dans le monde des artistes, elle devient d’abord leur modèle, puis leur amante (un fils en résulte: Maurice Utrillo) et enfin une des leurs.

Ce jour là, elle signe Suzanne Valadon.

Maria, c’est une fillette puis une femme qui se nourrit de passion. Chaque moment est vécu à son extrême. Il n’y a pas d’entre deux. C’est ce qui la rend vivante et touchante. Vraie.

Michel Peyramaure se lit facilement, et sait romancer l’histoire de façon à ne pas nous perdre en route. On avance vite et il nous fait virevolter parmi tous ses noms connus. Un tour sur google nous rappellent les diverses toiles auxquelles il est fait allusion. On ressort de cette lecture enrichi.

En bref, une belle lecture qui se savoure comme une visite au musée.

Note: 16

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A propos Cha

Interne médecine. Future Toulousaine. La tête pleine de rêves et d'envies à partager.
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